BIOTERIS

Expertise herpétologique : amphibiens et reptiles

Amphibiens et reptiles sont largement protégés et particulièrement sensibles aux travaux : une ornière temporaire peut devenir un site de reproduction, un tas de pierres un gîte de reptiles. Les repérer à temps évite des blocages de chantier tardifs et coûteux.

01Deux groupes, deux protocoles

Les amphibiens s'inventorient principalement de nuit, en période de reproduction, par écoute des chants, observation à la lampe et prospection à l'épuisette des points d'eau, y compris les plus modestes : ornières, fossés, bassins de rétention, flaques persistantes.

Les reptiles demandent une approche différente : prospection à vue des zones d'insolation aux heures favorables, recherche sous les abris naturels et pose de plaques refuges laissées en place plusieurs semaines.

  • Écoutes et prospections nocturnes des sites de reproduction
  • Recherche de pontes, larves et adultes en migration
  • Pose et relevés de plaques refuges pour les reptiles
  • Cartographie des habitats terrestres et des axes de migration

02Milieux à surveiller en priorité

Les habitats les plus fréquentés sont souvent les plus discrets : bassins d'orage, dépressions temporaires, ornières de pistes forestières, anciens bassins de carrière. Ces milieux pionniers attirent des espèces à enjeu comme le crapaud calamite ou le sonneur à ventre jaune.

Attention particulière aux sites en travaux : un chantier en cours crée précisément ce type de milieu et peut voir s'installer une espèce protégée en une seule saison.

03Mesures opérationnelles

Barrières anti-retour et sauvetage encadré avant terrassement, décalage des interventions hors migration et reproduction, création de milieux de substitution en amont, gestion des points d'eau temporaires de chantier pour éviter les pièges écologiques : nous privilégions les mesures que le conducteur de travaux peut réellement appliquer.

Périodes favorables d’intervention

  • Février à avril : migration prénuptiale et reproduction des amphibiens précoces
  • Avril à juin : reproduction des espèces tardives, larves, tritons
  • Mars à juin puis septembre : périodes favorables aux reptiles

Questions fréquentes

Un bassin de chantier peut-il vraiment poser problème ?
Oui, très fréquemment. Une espèce pionnière protégée peut coloniser un bassin temporaire en une saison et imposer ensuite une procédure de dérogation avant la poursuite des travaux.
Combien de passages nocturnes prévoir ?
Trois à quatre nuits réparties de février à juin permettent de couvrir les espèces précoces et tardives. Une seule nuit ne documente qu'une fraction du cortège.
Le déplacement d'individus est-il possible ?
Il relève de la dérogation espèces protégées et suppose une autorisation préalable, un protocole écrit et une mise en œuvre par des personnes habilitées. Ce n'est jamais une solution improvisée en cours de chantier.

Cette compétence est mobilisée via notre réseau d’écologues présent dans toute la France.

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